Tout commence en 1918, une entreprise japonaise, Settsu Shuzo, décide de produire du whisky comme les écossais et parie sur un jeune étudiant, qu’elle envoie en Ecosse. Il étudiera la chimie à l’Université de Glasgow et travaillera dans 3 distilleries. A Longmorn, il découvrit la production single malt, puis la production de ghrain whisky chez James Calder, avant de prendre des cours de blending à Hazelburn.

Il y rencontrera une femme, Rita, qu’il épousera avant de rentrer dans son pays natal. Le nom de cet étudiant? Masataka Taketsuru, le père du whisky japonais.

En 1920, Masataka rentre au Japon avec Rita afin de poursuivre son rêve. Mais le problème, c’est que la réalité vient vite se heurter à son projet. Suite à la récession post première guerre mondiale, la Settsu Shuzo a abandonné son projet et ne compte plus sur Masataka. Mais tout n’était pas perdu.

Un homme du nom de Shinjiro Tori, ayant eu vent de l’escapade écossaise de Taketsuru, décide aussi de parier sur le whisky et engage Masataka. Son entreprise, la Kotobukyia, deviendra petit à petit Suntory, connu aujourd’hui comme le numéro 1 mondial de la boisson.

Yamazaki en 1923

Masataka et Shinjiro travailleront donc ensemble et en 1923 Yamazaki ouvre à Osaka. Au bout de son contrat de 10 ans, il finit par quitter Suntory pour voler de ses propres ailes. Il part plus au nord, juste à coté des tourbières des plaines d’Ishikari. En 1936, Yoichi voit le jour avec en son sein le premier alambic made in Japan, dessiné par Taketsuru lui même.

Yoichi

Il doit désormais trouver des financement et se lance dans la production de brandy de pomme et jus de pomme avec l’entreprise Nippon Kaju. NI(ppon) KA(ju), Le nom était tout trouvé pour la sortie de son whisky, qui devenait donc Nikka en 1940. Tout se passera bien jusqu’en 1961, lors de la mort de Rita. Masataka, dévasté, allait trouver refuge dans le travail et développer encore son entreprise.

En 1963 et 1966, deux coffey stills sont importés d’Ecosse et installés à la brasserie Asahi, en partenariat avec Nikka. Ces deux alambics finiront par être transférés à Miyagikyo en 1999.

Il continuera de développer la marque en construisant sa propre ligne d’embouteillage à Kashiwa, et surtout en construisant Miyagikyo, achevée en 1969. Masataka Taketsuru mourra 10 ans plus tard, à 85 ans et après avoir changé à jamais le monde du whisky en l’introduisant dans l’archipel nippon. Depuis c’est son neveu, Takeshi Taketsuru, ainsi que d’autres des descendants de Masataka, qui protègent et créent les nouveaux whiskies Nikka.

Pour en savoir plus sur les distilleries du groupe Nikka, c’est par ici:

Yoichi
Miyagikyo

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