Escale en distillerie fermée

Bien connue des amateurs de whiskies d’Islay, Port Ellen est un peu devenu LE graal des collectionneurs de whisky tourbé. Fermée depuis 1983 et transformée en malterie depuis, ses stocks s’écoulent aujourd’hui à prix d’or. Nous avons eu la chance, grâce à la gentillesse d’un de nos amis, d’avoir accès à cette bouteille pour notre plus grand plaisir. Une vraie pépite, comme sa réputation le laisse entendre.

Private Whisky Society

Dragon blanc de la petite ile à l’Ouest de l’Ecosse, Port Ellen a fait rêver tour à tour les passionnés, puis les collectionneurs fortunés depuis que les prix se sont envolés il a quelques années. Et l’heureux propriétaire du reste des stocks, Diageo, s’amuse bien sur à les écouler avec parcimonie pour ne pas se retrouver à cours d’or liquide. Et très certainement pour laisser les prix monter.

Nous avons donc pu déguster ce Port Ellen 1979 de 34 ans de la gamme Gordon & Macphail Rare Old, qui ne met en bouteille que « le meilleur du meilleur dans ses expressions les plus agées » dixit leur site internet.

Au nez, la tourbe est présente dès l’attaque. Un fruité s’installe rapidement, avec des notes puissantes de citron et de pommes fraiches. Il nous plonge ensuite dans la cire d’abeille avant d’exploser en panier d’épices diverses et variées. Cardamome, gingembre, poivre noir, une magnifique palette qui conclue ce nez. Un peu d’eau fera ressortir la tourbe et amènera une douceur vanillée qui sied à merveille au fruité évoqué plus haut.

En bouche, la tourbe se fait plus légère, sans pour autant disparaitre. Elle est devenue cendreuse, accompagnée de notes de réglisse. On retrouve la pomme, plus présente cette fois, et les citrons du nez, mais les épices ont laissé la place à des notes florales pleines de fraicheur. On retombe ensuite dans la vanille, avant qu’un note camphrée s’installe pour finalement laisser s’épanouir quelques fruits exotiques. Un peu d’eau fera apparaitre des notes d’algues vertes et renforcera la vanille.

La finale est longue, très longue. On retrouve la tourbe cendreuse, de belles poires et des notes florales encore plus fraiches qu’en bouche. Un soupçon de poivre en arrière plan.

L’avis de Private Whisky Society

C’est bien simple, nous n’avions jamais bu un whisky tourbé aussi frais ! Impressionnant de fruité, de douceur et de complexité malgré une tourbe bien présente, un travail d’orfèvre, assurément. Parfaitement équilibré, on ne regrette que son prix, plus que prohibitif malgré le fait qu’il ne figure pas dans le top des expressions les plus chères de la distillerie. Comptez tout de même environ 1000 euros, minimum.

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