Un concentré d’Ecosse made in Italy

Samaroli, embouteilleur italien, est un habitué des coups d’éclat et des embouteillages mémorables. Ferry to Islay, Unique Samaroli Blend, autant de noms qui résonnent, sans compter les innombrables embouteillages indépendants de distilleries, l’italien s’est fait une place. Alors le jour où sortit pour la première fois son blended malt evolution, mélange de plusieurs dizaines de single malts différents, il avait soulevé beaucoup d’interrogations. Aux quelles il a fermement répondu depuis.

Private Whisky Society

Le Samaroli Evolution 2014 ne déroge pas à la règle, avec une myriade de grandes distilleries représentées parfois par des expressions de plus de 40 ans. Mortlach 1952, Springbank 1959, Ardbeg 1974, Port Ellen 1981, Linkwood 1964, autant de single malts (re)connus et qui feraient saliver n’importe quel whisky addict de la planète. Le plus jeune du lot est un Jura 1997 de 15 ans. Avec 40 références différents, dont plusieurs venant parfois de la même distillerie, le tour d’écosse est complet.

Mais cet Evolution n’est pas qu’un assemblage de multiples millésimes de whisky. Ils utilisent un procédé de réduction qui n’est plus en cours depuis longtemps, certainement à cause de problèmes d’organisation. Cette étape se déroule durant 12 mois, avec ajout d’eau tous les 2 ou 3 mois, chez Samaroli pour une dilution tout en douceur qui ne viendra pas faire violence au whisky.

Après autant de promesses, voyons voir ce que ce Samaroli, dont les élevages ont été uniquement faits en fûts de bourbon ou sherry, a dans le ventre.

Au nez ce sont les fruits, dans une corbeille à la palette aromatique impressionnante, qui se montrent à vous les premiers. Pommes, poires, noix de coco, agrumes, fruits exotiques, une variété inégalée. La tourbe vient ensuite à votre rencontre avec des notes de cire, de caoutchouc et d’eucalyptus. Pour finir, on retrouve des notes plus douces de cacao, café au lait et crème anglaise.

En bouche on retrouve la cire du nez ainsi que les fruits, mais la corbeille en a profité pour évoluer. En plus de fruits frais ce sont des cerises, raisins secs, dattes, figues et prunes qui s’offrent désormais à vous. On trouve ensuite une note camphrée, médicinale qui nous rappelle qu’un peu de tourbe est présente. Elle se termine sur les épices, cannelle, safran et cumin et quelques notes de cake aux fruits.

La finale est un concentré de tout ce que vous avez déjà pu observer, entre douceur fruitée . On retrouve tout de même plus de notes florales et de fruits secs.

L’avis de Private Whisky Society

un très beau blended malt, dont la complexité n’arien à envier à personne. Mais c’est peut être là que le bât blesse. On retrouve tellement de saveurs différentes en bouche qu’on se retrouve par moment un peu perdu. Très bon, très vif et nerveux mais surtout très cher. A réserver aux curieux ou aux épicuriens au portefeuille bien fourni.

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