L’Ecosse made in Bourgogne

Il était une fois, en Côte d’or, un belge passionné de whisky dont le destin s’arrêta en 2013. Michel Couvreur, du nom de son créateur, société d’embouteillages indépendants, achète des distillats en gros aux distilleries, écossaises dans notre cas, puis les fait vieillir et les embouteille en France. Présentation aujourd’hui de son entrée de gamme, le Couvreur’s Clearach, whisky de 3 ans élevé en fûts de Pedro Ximenez.

Private Whisky Society

C’est à l’occasion d’un petit salon organisé par Julhès que nous avons fait connaissance avec les whiskies de Michel Couvreur, ainsi que de leur représentant qui n’a pas été avide d’éloges sur le processus de fabrication. Et honnêtement, il y a de quoi. Michel Couvreur fait vieillir des distillats produits en Ecosse dans la plus pure tradition ancestrale. Tous les produits Michel Couvreur sont travaillés en ex fûts de sherry.

En effet, lors de l’embouteillage, plutôt que d’utiliser de multiples pompes automatisées qui vont malmener le whisky, ici seule la gravité fait descendre le précieux nectar dans les bouteilles. De plus, nous connaissons tous l’appellation « un-chill filtered » et ses implications, particulièrement au niveau gustatif. Mais même quand un whisky n’est pas filtré à froid, il est tout de même passé dans un filtre de cellulose à température ambiante. Nous nous sommes vite rendu compte, à sa texture en bouche et sa force de caractère, que ce n’était pas pour rien que l’entreprise se servait de ce processus d’embouteillages bien plus contraignant et cher. Voyons donc l’effet que peut avoir sur son entrée de gamme, la Couvreur’s Clearach, distillat de 3 ans.

Au nez, on est immédiatement submergé par des effluves de poires coupées bien suivies par des notes herbacées de foin et d’herbe. Les notes typiques d’un malt jeune. On distingue en arrière plan des notes de noix et de céréales.

En bouche on reste sur le thème du nez. Fruits frais, notes herbacées et céréales. La noix est toujours présente mais moins en vue, alors qu’une touche mielleuse, très légère, se distingue petit à petit. Une particularité, la texture soyeuse du distillat. On sent qu’il n’est pas gras en lui-même, mais il roule sur la langue et tapisse le palais de manière assez impressionnante.

La finale reprend les notes de bouche, avec un regain de force des noix et un miel plus en demi teinte.

L’avis de Private Whisky Society

On est en présence d’un malt très jeune et cela se voit immédiatement. On note une belle originalité et surtout une texture en bouche incroyable. Il reste malgré tout un peu brouillon dans sa construction gustative. Une belle technique mais un résultat en demi teinte, par rapport aux autres bouteilles que nous avons eu l’occasion de goûter il reste un ton en dessous. Nous avons été invités à une dégustation plus privée en début de semaine prochaine, nous vous tiendrons vite au courant de nos découvertes car Michel Couvreur a bien mieux à offrir que ce whisky malgré tout intéressant.

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