Une explosion de tourbe

Nous continuons notre fil rouge Ardbeg pour arriver en 2009, année de sortie de la première version de ce qui fut un temps le whisky le plus tourbé du monde, l’Ardbeg Supernova. Il fait suite au Ardbeg Blasda, qui n’était que légèrement tourbé, dans les séries limitées de la distillerie et le moins qu’on puisse dire, c’est que le contraste est saisissant.

Private Whisky Society

Après une série limitée présentant mieux la qualité du distillat Ardbeg avec le Blasda, cette fois ci la distillerie nous montre tout son caractère et la qualité de satourbe avec cet Ardbeg Supernova premier du nom. Deux autres éditions sortiront, en 2010 et 2014, nous reviendrons dessus dans notre fil rouge.

C’est un whisky à plus de 100 ppm que l’on retrouve ici. Et c’est très intéressant car à ce niveau on s’imagine que la tourbe va venir dévorer toutes les notes les plus fines du distillat. C’est partiellement vrai car si la puissance de cette dernière efface effectivement quelques notes peu soutenues, elle dévoile finalement la complexité des aromes de tourbe. Après un verre de ce whisky vous comprendrez mieux pourquoi repousser les limites de la tourbe, comme s’amuse à le faire Bruichladdich avec la série Octomore, n’est pas qu’une question marketing, mais bel et bien un véritable apport au whisky. Passons maintenant à la dégustation.

Au nez c’est une tourbe forte, puissante, à la limite du goudronneux qui ressort en premier. Mais elle tend à s’assagir pour réveler des notes de feu de cheminée, de cendres, de charbon. Un coté animal, café, tabac froid se dégage au bout de quelques instants. Une impression étrange de banane en fond, ce sont les phénols du tourbage qui donnent ces notes. Des notes de citrons en fond, très légères. Avec de l’eau la tourbe est encore plus libérée et des notes marines, ténues, apparaissent. Sinon encore plus de charbon et de cendres. Avec ou sans eau une note douce, à la limite du sucré donne un peu plus de profondeur.

En bouche on va retrouver les notes habituelles des « peat monsters ». Une surprise car en début de bouche ce sont plutôt les fruits frais qui dominent, pour quelques seconde seulement. Mais le goudron, la réglisse et les cendres prennent vite le dessus. Quelques épices, de la cardamome, du poivre et peut être un peu de cumin. Avec de l’eau les fruits prennent de la force et refont surface, des notes de pomme fraiche et de citron typiques d’Ardbeg. La tourbe se magnifie également mais sans tout emporter.

La finale est longue, toujours sur la tourbe avec la réglisse, les cendres et le charbon. Quelques oranges également.

L’avis de Private Whisky Society :

Un Peat monster comme on les aime, mais avec la qualité de travail d’Ardbeg en plus. La tourbe est bien travaillée, pas seulement là pour faire de ce whisky le plus tourbé du monde à l’époque. Elle apporte une vraie profondeur et laisse une place au distillat pour qu’il puisse aussi s’exprimer. Un très beau travail de la part d’Ardbeg, avec un whisky moins tourbé mais peut être plus accessible aux novices qu’un Octomore. Les amoureux de tourbe ne peuvent pas passer à coté.

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