Un tourbillon de saveurs

Classique chez Ardbeg depuis sa sortie, le Corryvreckan, nom barbare venant d’un des plus grands tourbillons marins au monde situé au large de l’Ecosse, est aujourd’hui acclamé comme l’un des Ardbegs les plus « Ardbeg ». Beaucoup ont salué un travail de retour aux origines pour la distillerie d’Islay, selon laquelle le Corryvreckan n’est mis en fût que « pour arrondir ses angles et non acquérir un goût boisé ».

Private Whisky Society,   Un nouveau regard sur le whisky : Actualités, Cours de dégustation, et plus encore...

Le Corryvreckan, Coirebhreacain en gaëlique, tire son nom d’un tourbillon marin au large de Jura. Troisième plus grand tourbillon au monde, il est également le cadre d’une légende pour le moins romantique. Elle raconte qu’un jeune viking, Breacan, tombé follement amoureux de la fille du seigneur des iles écossaises, serai resté trois jours dans son bateau en plein centre du Corryvreckan afin de prouver sa valeur. Entre le preux viking, voulant prouver son amour et le tourbillon, partant de points éloignés pour se recentrer, on obtient une belle allégorie d’Ardbeg voulant prouver son amour aux fans en revenant à ses origines. Ce que les fans de la première heure ont acclamé en le goutant.

On aurait pu le surnommer le tourbillon de saveurs, tant ce Corryvreckan repart aux origines d’Ardbeg. Imaginez son distillat mis en bouteille à 57.1%, certes en version non agée, avec un passage en fût qui n’aura permit que de les marier, et non de les noyer dans un torrent de caramel/cannelle comme le chêne neuf français à l’habitude de faire. Tout en rondeur, finesse et puissance, il est l’un des whiskies les plus acclamés de la distillerie.

Au nez, une tourbe puissante prend le dessus dès l’entame. Très fumé, il repart ensuite vers des notes de levures et d’orge. Un coté fruité se dégage, sur les pommes et les célèbres citrons d’Ardbeg. Quelques notes d’algues vertes, accompagnées de fumée de bois et de cendres chaudes viennent clore un nez magnifique. Un peu d’eau fera ressortir la tourbe et la fumée.

En bouche, on retrouve comme au nez un profil très « Ardbeg ». Une fumée de tourbe très présente mise en valeur par les agrumes, citron et pamplemousse. Une note saline se dégage ensuite avant que la tourbe ne devienne terreuse et que des notes de café apparaissent. Elle se termine sur des notes anisées et de réglisse. Un peu d’eau développera des notes mielleuses très douces.

La finale est longue, saline et fumée, sur les pommes acides.

L’avis de Private Whisky Society

Beaucoup de puissance dans ce whisky qui nous présente un concentré d’Ardbeg. Le bois est très discret et met le distillat en valeur de bien belle manière. L’équilibre est respecté malgré des notes pleines de caractère. Un de nos Ardbegs préférés, tous embouteillages confondus et une nouvelle preuve que, bien travaillé, même un NAS peut nous faire rêver.

Cela vous a intéressé ? Faites le savoir :Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone
  • Vous vous apprêtez à pénétrer dans l’univers du whisky en déclarant sur l’honneur être majeur dans votre pays de résidence.

En visitant notre site, vous acceptez l’utilisation des cookies que nous utilisons pour améliorer votre navigation.

Vous pouvez suivre l’actualité du whisky avec la Private Whisky News :

Nous vous envoyons un email pour confirmer votre inscription, pensez à vérifier vos spams si vous ne le recevez pas.